- Les grandes man½uvres, p1
- Villes, p1
- Saint Ouen : Le plein de (...), p1
- Saint Denis : La grande (...), p1
- Aubervilliers : Du potentiel, p1
- Pantin : En devenir, p2
- Le Pré-Saint-Gervais : Majorité, p2
- Les Lilas : Concentré de (...), p2
- Bagnolet : Densément peuplé, p2
- Montreuil : Toujours à la (...), p3
- Stains : Réhabilitation, p3
- Bondy : Verdure et pavillons, p3
- Rosny sous Bois : Esprit (...), p3
- Aulnay sous Bois : Méconnue, p4
- Le Raincy : Chic, p4
- Projets expérimentaux à la (...), p5
- Logements sociaux : Plaine, p5
Les grandes man½uvres
Certes, certains projets ne bénéficieront pas de l’effet Jeux Olympiques. Qu’importe, d’autres poursuivent leurs cours, notamment soutenus par l’arrivée des familles parisiennes chassées par les prix prohibitifs, à la recherche de surfaces plus grandes, de verdure et d’infrastructures moins encombrées. « La mauvaise réputation du 93 s’estompe et les barrières sociales s’effacent », analyse Maître Frédéric Dumont, notaire à Montreuil et membre de la Chambre des Notaires de Paris. On assiste donc à un véritable glissement de la population, de la capitale vers les communes limitrophes, de la Petite vers la Grande Couronne…
En cause les prix, qui ont flambé en 2004 : + 18,4 % sur le département ! Cependant, le marché semble désormais se stabiliser dans certaines communes, et les vendeurs, vu les budgets engagés, cèdent moins facilement au coup de c½ur. Le département accueille également de nombreuses constructions neuves car il existe encore des réserves foncières attisant la convoitise des promoteurs : « En 1998, nous devions solliciter les promoteurs, confie Véronique Guillaumin, responsable du pôle politique du logement et de l’habitat du département développement urbain et social de Plaine Commune*. Aujourd’hui, ce sont eux qui viennent nous voir ! » Rien qu’à Saint Denis, 3 000 logements devraient être livrés d’ici à 2006, 60 % en accession à la propriété et 40 % en locatif conventionné. Car le département tient à préserver sa tradition populaire et sa mixité sociale.-
*Plaine Commune : Basée à Saint Denis, la communauté d’agglomération Plaine Commune rassemble les villes d’Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, La Courneuve, L’Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse.
Villes
Saint Ouen : Le plein de neuf
Avec un compteur bloqué aux alentours de 3 000 ¤/m2, Saint Ouen fait pourtant le plein de logements neufs : la mairie a conclu un accord avec les promoteurs afin de contenir les prix du neuf autour de cette limite. Les livraisons des constructions (Bouygues Immobilier, Nexity Féréal, Groupe Arcade, Kaufman & Broad…) devraient s’égrener jusqu’en 2008 : un véritable eldorado pour les investisseurs ! « Dans l’ancien, la majorité des produits partent entre 3 000 et 3 500 ¤/m2, mais peuvent descendre à 2 400 ¤/m2 s’il y a des gros travaux », dépeint Luc Boillot de l’agence LB Immobilier.
La ville attire de nombreux parisiens, ravis de trouver des prix plus sages tout en bénéficiant de l’accessibilité du métro (ligne 13) et d’infrastructures (scolaires, sportives…) en nombre suffisant. Pour les appartements, privilégiez le centre pour vous installer dans ce grand 3 pièces de 80 m2 avec parking en étage élevé à 270 000 ¤. Sinon, dirigez-vous vers le vieux Saint Ouen au nord ou le quartier Debain près des Puces pour dénicher des petits pavillons de ville ou quelques lofts transformés par un architecte, tel ce 4 pièces avec verrière, coursive et jardin vendu 375 000 ¤.
Saint Denis : La grande mutation
« Sur ces 8 derniers mois, le marché a vraiment explosé, car les gens n’achètent plus une surface, mais un prix », analyse Michel Lecat de l’agence Saint Denis Immobilier. Soit entre 2 000 et 3 000 ¤/m2 en fonction de l’état du bien. Pour le neuf, mieux vaut compter aux alentours des 3 400 ¤/m2. Les programmes sont concentrés dans le quartier de la Plaine Saint Denis, attirant de nombreux investisseurs en De Robien pour les petites surfaces (studio à louer aux environs de 500¤ et 650 ¤ pour les 2 pièces), mais également des primo-accédants provinciaux ou parisiens qui peuvent ainsi s’offrir des surfaces plus grandes. Par exemple, un 4 pièces de 80 m2 se négocie suivant l’état et l’emplacement entre 200 000 et 240 000 ¤. Ou pour ceux qui rêvent d’un pavillon, il faut prospecter le quartier des Notaires, et surtout celui de la Mutualité au Nord Est de la ville : comptez entre 250 000 et 300 000 ¤ pour une maison années 30-40 de 100 à 120 ¤/m2 avec un beau jardin.
Reste à savoir quelle sera l’évolution de la cité dionysienne, écartelée entre un passé glorieux représenté par la Basilique des Rois de France, au c½ur d’un centre-ville désormais piétonnier, un Stade de France tout aussi glorieux en tête de pont d’une série d’aménagements à venir (Porte de Paris, Plaine Saint Denis (voir encadré), Future Cité du cinéma de Luc Besson…) et une « mauvaise » réputation qui devait s’effacer grâce aux Jeux Olympiques… Sûrement la force dans l’union, avec sept autres communes, réunies dans la SEM Plaine Commune, de poursuivre les grandes mutations engagées.
Aubervilliers : Du potentiel
Entre la fin du réaménagement des berges du Canal et la création d’un nouveau quartier (malgré quelques péripéties juridico-administratives), Aubervilliers devrait à l’avenir changer de physionomie : réhabilitation de plusieurs quartiers, rénovation du square Stalingrad, prolongement de la ligne 12 du métro, construction des bassins olympiques… si tenté que tous ces projets soient maintenus ! En attendant, les prix se stabilisent : « de 1 200 à 2 300 ¤/m2 dans l’ancien, de 1 700 à 2 500 ¤/m2 dans le récent de moins de 20 ans et 2 300 à 3 100¤/m2 dans le neuf », note François Hentz de l’agence Foncia Chadefaux. Tout dépend du quartier : les abords de la mairie sont les plus prisés, les Quatre Chemins sont plus populaires mais desservis par la ligne 7 du métro, le Fort est moins demandé car moins accessible, le Landy et les berges du Canal sont en cours de réhabilitation, concentrant de nombreux immeubles insalubres.

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