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Agences et franchises immobilières

Dur, dur pour les agents immobiliers

Le site d’annonces immobilières AVendreALouer.fr a réalisé en janvier dernier une enquête auprès de 171 agents immobiliers sur « la perception et l’exercice de leur métier ». Résultats, la profession « estime son image malmenée » et les agents immobiliers doivent faire face « à des difficultés croissantes ».

Entre clients et professionnels, le courant ne passe pas bien : 83 % des agents immobiliers interrogés pensent que les Français ont une mauvaise, voire une très mauvaise image de leur profession, et 77 % pensent que leur profession n’inspire pas confiance au public. En cause sans doute, le contexte difficile de la fin 2008, marqué par un arrêt brutal du marché et des taux de crédit en hausse, avec des vendeurs ne voulant pas baisser leur prix et des acquéreurs frileux quant à s’engager à long terme. N’empêche que les agents immobiliers, eux, aiment leur métier : 68 % continuent à recommander leur métier, et ce bien qu’ils soient 72 % à ressentir une concurrence accrue entre les agences.

Les agents immobiliers s’estiment confrontés à des clients de plus en plus exigeants. Selon eux, les vendeurs attendent des agents immobiliers de prendre en charge l’administratif (à 60 %), d’évaluer le prix de vente (à 58 %) et de négocier le meilleur prix du bien (à 55 %). Les acquéreurs désirent quant à eux plus de négociation sur les prix (pour 71 % des agents), une meilleure compréhension de leurs critères de recherche (69 %), et plus de biens à visiter (58 %). Ce qui témoigne de l’inversion en fin d’année dernière du rapport de force entre acquéreurs et vendeurs. Pas simple quand on sait qu’une partie des vendeurs, plutôt que de négocier, ont préféré louer ou retirer leur biens de la vente.

Les agents immobiliers s’estiment confrontés à des vendeurs qui surestiment leurs biens (pour 99 % d’entre eux), des vendeurs pointilleux et exigeants (91 %), sans compter des démarches administratives trop lourdes (69 %) et des curieux qui se font passer pour des acheteurs (47 %). Reste à savoir si le frémissement observé au second trimestre 2009, période traditionnellement plus propice aux transactions, aura quelque peu modifié la donne.

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Commentaires

2 Messages de forum

  1. responsables mais pas coupables

    Soyons clairs, ce sont les agents immobiliers qui fixent la fourchette des prix des logements. Ce sont également eux qui acceptent des prix surévalués des vendeurs pour avoir un mandat. Donc il est difficile de plaindre une profession qui, à force d’avoir voulu s’en mettre plein les poches a tué le marché.

    Je fais partie de ces acheteurs qui ne croient pas aux arguments bidons que les responsables d’agence continuent à distiller plutôt de reconnaitre une simple vérité : il faut une baisse conséquente pour que le marché redémarre. Les salaires n’ont pas augmentés dans la même proportion que les prix immobiliers, il est donc normal que les acheteurs potentiels se raréfient.

    par acheteur quand ca aura baisse de 40% | 22 juin 2009, 08:45
  2. Dur, dur pour les agents immobiliers

    - 40% sur les prix immobiliers ça se pourrait mais d’ici 2012 ? Les taux aurtont largement le temps de remonter. L’OAT est déjà plus haut.

    par Le Parigot | 22 juin 2009, 10:15

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