
Une étude du service Diagnostic du groupe Particulier à Particulier fait état de la performance énergétique des logements individuels et collectifs de la région Ile-de-France, mesurée grâce à l’obligation d’effectuer, pour les propriétaires vendeurs, un diagnostic de performance énergétique depuis le 1er juillet 2007.
L’Ile de France entre majoritairement entre D et F
Pour rappel, la classification par classe énergétique compte 7 catégories (A à G), comme pour les émissions de gaz à effet de serre. En Ile-de-France, le niveau du parc immobilier affiche de piètres performances et se situe entre les classes D et F (59 %). Les logements construits entre 1955 et 1974 composent la majeure partie de la classe G (12 %) : avant le choc pétrolier, les techniques de construction négligeaient les économies d’énergie. En moyenne, il coûte 195 ¤ par an et par pièce principale pour chauffer un logement en Ile-de-France, contre 169 ¤ en France. Un constat qui semblerait confirmé par une récente étude de l’Insee sur les niveaux des prix en Ile de France par rapport à la province.
L’Essonne moins énergivore
L’étude révèle des disparités marquées entre les départements franciliens : l’Essonne (91) recèle les logements les plus économes de la région, avec 241kW/m²/an, soit une facture de 170 ¤ par an et par pièce principale. En revanche, Paris, la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94) sont les départements les moins performants, avec un coût de 45 ¤ de plus que dans l’Essonne, à 215 ¤. Enfin, la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78) et le Val d’Oise (95) présentent une situation intermédiaire avec une facture de 186 ¤ pour une consommation de 265 kW/m²/an.
Les maisons plus économes que les appartements
Avantage à la maison individuelle : moins gourmande, elle affiche une facture allégée en moyenne de 20 ¤ par pièce principale comparée à l’habitat collectif. L’isolation, de meilleure facture et plus généralisée en maison individuelle, est l’une des raisons de ce gain d’économie. Plus facile en effet d’y installer un puits canadien ou des panneaux solaires que dans un appartement haussmannien des beaux quartiers de la Capitale ! Pour les copropriétés, le chauffage collectif fait état de chaudières souvent surdimensionnées et désuètes en habitat collectif.
Les locataires désavantagés
Enfin, l’étude du groupe PAP montre que les biens proposés à la location sont en moyenne 10 % plus consommateurs que ceux proposés à la vente. Ainsi, un locataire paiera 630 ¤ en moyenne pour chauffer un 3-pièces, contre 573 ¤ pour un propriétaire. Les bailleurs seraient-ils moins soucieux de réaliser des économies d’énergie ?



Version imprimable







Commentaires
Répondre à cet article