
Selon l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Crédit Logement/CSA, les emprunteurs ont bénéficié d’excellentes conditions de crédit au 1er trimestre 2010. Les taux des prêts immobiliers hors assurance se sont établis en moyenne à 3,64 % toutes durées d’emprunt confondues (3,68 % pour l’accession dans le neuf et 3,62 % pour l’accession dans l’ancien). Les acquéreurs ayant souscrit un crédit immobilier en mars ont réalisé la meilleure opération, avec un taux moyen qui a atteint 3,59 % en mars. La baisse des taux a été continue et régulière depuis le pic atteint en novembre 2008, les taux des crédits immobiliers aux particuliers ayant reculé de 156 points de base. « Par cette baisse, les établissements de crédit soutiennent un marché immobilier toujours difficile, notamment en raison de la montée du chômage qui paralyse la demande et d’une sortie trop lente du blocage du marché de la revente, indique l’Observatoire. Cette baisse des taux a donc fait plus pour le rétablissement de la solvabilité de la demande que la baisse des prix : elle est d’ailleurs équivalente, de ce point de vue, à une baisse des prix de l’ordre de 13 %. D’autant que depuis le début de l’année, l’offre des établissements de crédit est restée particulièrement dynamique ». 99,5 % des prêts immobiliers accordés au mois de mars ont bénéficié d’un taux inférieur à 4,50 %, alors qu’ils n’étaient que 5,9 % en novembre 2008, et 88,7 % des prêts ont obtenu un taux inférieur à 4 % !
Concernant la durée des prêts, les emprunteurs se sont endettés sur 211 mois en moyenne au 1er trimestre 2010 (237 mois pour l’accession dans le neuf et 226 mois pour l’accession dans l’ancien). « Depuis le début de l’année 2010, la durée moyenne poursuit donc son recul, lent et irrégulier, mais il semble désormais que le mouvement de recul des durées touche à sa fin, au regard des évolutions intervenues durant le 1er trimestre », estime cependant l’Observatoire Crédit Logement/CSA. S’agissant des seuls prêts à l’accession, 54,3 % des acquéreurs immobiliers ont emprunté sur une durée comprise entre 20 et 30 ans contre 58 % en 2008 et 59,6 % en 2007. « Il est clair que si les durées se sont allongées durant ces dernières années, c’est avant tout sous l’effet de la transformation des pratiques des emprunteurs les moins avancés dans le cycle de vie, constate l’Observatoire Crédit Logement/CSA. En 2001, par exemple, 20,9 % des moins de 35 ans seulement s’endettaient sur 20 ans et plus. Début 2010, ce sont 63,2 % des moins de 35 ans qui se sont endettés sur 20 ans et plus ». Une évolution qui témoigne aussi clairement de l’obligation pour les plus jeunes et les primo-accédants de recourir à des crédits immobiliers sur une longue durée pour accroître leur capacité d’endettement et faire face à des prix ayant atteint des sommets : selon les indices de l’Insee, les prix ont augmenté de 88 % entre le 1er trimestre 2001 et le 4ème trimestre 2009 pour l’ensemble des logements anciens sur la France entière.

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