
La Banque centrale européenne (BCE) a conservé son taux directeur inchangé à 4,25 % lors de la dernière réunion du conseil des gouverneurs, « les risques inflationnistes restant pour l’heure trop élevés », selon son président Jean-Claude Trichet. Le niveau de l’inflation est jugé « inquiétant », malgré la légère détente du mois d’août, avec un taux de 3,8 % sur un an. Jean-Claude Trichet a de nouveau mis en garde contre les risques de dérapage des prix lié aux effets de second tour, disant craindre particulièrement une spirale inflationniste liée aux salaires.
Pour la suite, la BCE estime que sa politique actuelle « va contribuer à atteindre son objectif » de stabilité des prix, à savoir une inflation légèrement inférieure à 2 % à moyen terme. Le retour à ce seuil est prévu pour 2010. Selon les prévisions de la BCE, l’inflation devrait s’élever à 3,5 % cette année et 2,6 % l’an prochain, ce qui correspond à une légère hausse comparé aux pronostics de juin dernier.
Jean-Claude Trichet a également reconnu que la croissance s’était affaiblie à la mi-2008, à la fois en réaction à la forte augmentation du produit intérieur brut du premier trimestre mais aussi en raison d’un coup de frein de la demande mondiale et intérieure, lié en partie aux prix élevés des matières premières, pétrole en tête. Résultat, la BCE a revu en forte baisse ses prévisions de croissance, à 1,4 % cette année (contre 1,8 % prévu il y a trois mois) et 1,2 % en 2009 (contre 1,5 %).

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