
Le séisme financier mondial de ces dernières semaines, entre faillites bancaires et chutes boursières, n’y aura pas suffit : à 4,25 % il est, à 4,25 % il restera ! Le Conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé une nouvelle fois ce jeudi de maintenir son principal taux d’intérêt à 4,25 %. Mais la BCE semble moins inflexible que précédemment : « Nous avons examiné deux options. La première, laisser les taux d’intérêt inchangés. Une autre, baisser les taux d’intérêt », a déclaré son président Jean-Claude Trichet devant la presse après l’annonce de la décision. « Notre conclusion unanime est que nous avions raison de maintenir les taux d’intérêt comme ils sont. Mais nous avons examiné les deux options », a-t-il ajouté.
Pour autant, pas question d’abandonner la bataille contre l’inflation, fer de lance de la politique monétaire depuis des mois : « Nous avons discuté longuement de la récente intensification de la tourmente sur les marchés financiers et son possible impact sur l’activité économique et l’inflation, reconnaissant le niveau d’incertitude extraordinairement élevé découlant des derniers développements », a déclaré Jean-Claude Trichet, expliquant que les gouverneurs avaient souligné la nécessité crucial de combattre l’inflation.
Des taux d’intérêt plus élevés peuvent permettre de limiter l’inflation mais aussi ralentir la croissance en rendant plus difficile pour les entreprises l’emprunt et l’investissement. D’où les protestations de certains Etats, comme la France. Jusqu’à présent, la BCE a réagi à la crise financière en augmentant ses prêts à court terme aux banques devenues réticentes à se prêter entre elles des fonds, injectant régulièrement des liquidités supplémentaires sur les marchés. (Avec AP).

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