
Les principaux courtiers en crédit immobilier, Cafpi, Meilleurtaux.com, Empruntis.com et AB Courtage viennent d’annoncer la création de l’Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédits (APIC). Représentant environ 33 % du marché du courtage en prêt immobilier, les quatre enseignes aujourd’hui se sont fédérées pour améliorer la représentativité de leur métier. « Les entreprises fondatrices de l’APIC ont négocié en 2009, 45 000 dossiers de crédits pour un montant total de 7 milliards d’euros, ce qui représente une part du marché global de 6,5 % », indique l’APIC. Le courtier est devenu un interlocuteur privilégié entre les emprunteurs et les banques : selon une étude TNS Sofres réalisée en partenariat avec le courtier Meilleurtaux.com, 22 % des emprunteurs sont passés par un courtier pour souscrire un prêt immobilier. IHS Global Insight a conduit une étude similaire et les résultats sont tous aussi éloquents : en 2009, le courtage en crédit immobilier a représenté 19,9 % de la production totale du marché. 1 emprunteur sur 5 a fait appel à un courtier pour son emprunt immobilier et 70 % des primo-accédants ont recouru aux services d’un courtier pour leur crédit immobilier lorsqu’ils n’ont pas fait directement appel à un établissement de crédit.
Cette initiative a été motivée par la réforme prochaine du statut des Intermédiaires en Opérations de Banques (IOB), issue du rapport Deletré, remis en janvier 2009, et de ses 37 propositions faisant suite à la « mission de réflexion et de propositions quant à l’organisation et au fonctionnement de la supervision des activités financières en France, avec comme objectifs l’efficacité et la compétitivité de notre système de supervision et de contrôle, son insertion dans l’organisation européenne et son adéquation aux impératifs de stabilité financière ainsi qu’aux évolutions réglementaires et de marché ». Parmi les propositions, les IOB, outre des conditions d’âge, d’honorabilité, de compétence ou d’expérience professionnelle, devront désormais justifier d’une assurance de responsabilité civile professionnelle, respecter un devoir d’information et de conseil étendu, établir un code éthique vis-à-vis du consommateur, être enregistré dans un fichier central (sur le modèle du dispositif ORIAS pour les assureurs) et adhérer à une association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers. Pour les professionnels, cette réglementation à venir est positive : chez nos voisins européens, plus la législation est intervenue définir et encadrer les activités de courtage, plus les parts de marché des courtiers ont augmenté…



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