
Les professionnels de l’immobilier ne sont pas toujours d’accord, et le font savoir. Jean Perrin, président de l’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière), a réagi aux mesures pour le logement (voir notre article) dans le cadre du plan de relance de 26 milliards d’euros (voir notre article) annoncé par le Président de la République Nicolas Sarkozy. « Comme toujours, c’est le logement neuf qui est privilégié », est venu souligner Jean Perrin, qui « déplore que l’accession à la propriété ainsi que les logements publics soient à nouveau privilégiés en oubliant le parc existant ». De fait, le logement ancien ne fait pas l’objet de mesures de soutien, si ce n’est l’annonce de la mise en place d’un fonds dédié à la rénovation thermique et l’amélioration de l’habitat insalubre, afin de lutter contre les « passoires thermiques ».
Pour l’association de défense et d’information des propriétaires immobiliers, « Les propriétaires privés, en particulier les bailleurs, seraient à même d’investir massivement dans le parc existant et dans l’acquisition pour peu que des mesures réclamées par l’UNPI depuis des années soient rapidement mises en œuvre. Par exemple :
la sécurisation des paiements de loyers,
la baisse de la fiscalité,
la renégociation des rapports locatifs,
la sortie ISF des logements à caractère social,
la maîtrise des taxes foncières.
Ces demandes auraient un coût financier très limité pour l’Etat et relèvent plutôt de mesures réglementaires ou législatives. Elles constitueraient un signe fort de la part de l’Etat vis-à-vis des propriétaires privés et auraient pour conséquence de relancer l’investissement privé dans l’immobilier pour l’occupation ou la location. Elles permettraient de plus de soutenir à la fois la construction et de développer une offre locative plus large. Les effets induits de ces mesures compenseraient rapidement, par les retombées fiscales, l’investissement financier de l’Etat ».
L’UNPI vient notamment de publier une étude sur la hausse des taxes foncières qui s’élève en moyenne sur 30 000 communes analysées à 37 % entre 2003 et 2005 (voir notre article).

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