
Très attendu, le président Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de relance de l’économie française de 26 milliards d’euros lors d’un déplacement à Douai dans le Nord de la France. Ce plan, qui représenterait l’équivalent de 1,3 point du produit intérieur brut de la France (PIB), a pour but de « surmonter la crise pour ne pas la subir ». Le gouvernement attend de ce plan 0,6 point de croissance supplémentaire en 2009, et même 0,8 point en incluant des mesures annoncées précédemment. L’Elysée a chiffré à 15 milliards d’euros l’impact budgétaire de ce plan de relance, avec pour conséquence une hausse du déficit public de la France, prévu jusqu’ici à 3,1 % du PIB en 2009, et qui devrait atteindre désormais 3,9 %.
8 milliards pour les investissements
Pour rattraper « les retards considérables » de la France en matière d’investissements, l’Etat devrait mobiliser directement 4 milliards d’euros, notamment dans l’accélération de projets d’infrastructures ou de programmes militaires, et 4 milliards supplémentaires via les entreprises publiques. S’y ajouteront 2,5 milliards au niveau des collectivités locales grâce à des remboursements anticipés de TVA. Une baisse de la TVA n’a cependant pas été retenue.
L’Etat accélèrera aussi ses remboursements de TVA, de trop perçu d’impôts sur les sociétés ou de crédit impôt recherche aux entreprises, ce qui devrait augmenter leur trésorerie de 11,5 milliards d’euros à bref délai. L’Etat devrait également compenser les charges sociales pour les nouvelles embauches dans les petites entreprises (moins de dix salariés) en 2009.
Trains de mesures pour l’automobile et le logement
Les secteurs de l’automobile et de l’immobilier font l’objet de diverses mesures. Pour le logement, une enveloppe d’1,8 milliard d’euros sera consacrée à la construction de 100 000 logements supplémentaires et au doublement de l’enveloppe du prêt à taux zéro. L’automobile devrait bénéficier d’aides à la restructuration, versées dans un fonds d’un montant initial de 300 millions d’euros destiné en priorité aux sous-traitants du secteur et de garanties publiques sur les financements des filiales de crédit des constructeurs français, et d’un nouveau dispositif de « prime à la casse » de 1 000 euros pour les véhicules de plus de dix ans en échange de l’acquisition de voitures peu polluantes, en plus du « bonus-malus » déjà en vigueur.



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